Comment gérer une espèce invasive végétale en Afrique de l’ouest ?

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Les porteurs du projet

Laure BERTHEVAS & Yann CORDEROC’H & Amaury de GAVELLE

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Les origines de projets

Jacinthe d'eauC’est aujourd’hui un fait avéré, l’Homme a un impact fort sur son environnement, et cela à toutes les échelles. Durant de nombreuses années, il n’a pas vraiment été question de développement durable et d’environnement. Cependant, ces sujets sont désormais au cœur de l’actualité et il faut maintenant faire le bilan des dommages causés par des années d’ignorance.

La plante que nous étudions est la Jacinthe d’eau. Il s’agit d’une plante aquatique originaire de l’Amazonie et introduite dans de nombreux pays africains et asiatiques comme plante ornementale. Elle est actuellement considérée comme la pire espèce invasive végétale du monde selon l’ISSG (Invasive Species Specialist Group).

Cette plante cause des dommages importants, notamment en bloquant la circulation des bateaux, ainsi que la pêche. Des solutions existent cependant, comme l’utilisation de prédateurs naturels, le ramassage manuel. La jacinthe d’eau peut ensuite être valorisée par différents moyens, comme pour alimenter le bétail, fabriquer des meubles et faire du compost qui permet aux populations d’augmenter leurs rendements.

C’est donc après l’étude de cette plante que le projet «Afri’Calamote » a vu le jour. Calamote est un autre nom donné à la jacinthe d’eau, et notre action est ciblée sur l’Afrique de l’ouest.

Le principe

Nous allons partir 5 mois (de septembre 2009 à janvier 2010) en Afrique de l’ouest afin de dresser d’une part, un état des lieux des dégâts causés par la jacinthe d’eau, et d’autre part, établir une étude comparative des différents moyens de gestion mis en œuvre pour lutter contre cette plante parasite.

Nous circulerons en voiture à travers plusieurs pays tels que le Sénégal, Mali, le Burkina Faso, le Bénin et le Togo.

Ce projet ne peut être monté sans le soutien d’associations locales ainsi que les ministères des pays visités. Nous entrons en relation avec des acteurs importants dans la gestion de la jacinthe d’eau, qui connaissent les milieux, ainsi que les dégâts causés.

Des programmes de lutte sont déjà en place dans certains pays, comme au Burkina Faso, où des études sont menées dans un parc expérimental à Ouagadougou.

Il est important de travailler avec les collectivités locales, ainsi que d’aller à la rencontre des pêcheurs et des habitants afin de connaître leur quotidien. Ce sont les principaux concernés par notre étude, et en même temps nos principaux partenaires.

Nos objectifs

Durant le déroulement de notre projet, nous avons plusieurs objectifs :

  • Dans un premier temps, nous dresserons une description détaillée du site visité : étude géographique et climatique, contexte économique et social, ainsi que les activités principales. Nous nous informerons sur la jacinthe d’eau et son impact à travers divers paramètres : superficie du couvert, historique de l’envahissement, impacts sur les populations.
  • Nous étudierons ensuite les projets de lutte mis en place, ainsi que la valorisation de la jacinthe d’eau. Nous rencontrerons alors les acteurs locaux (structures gouvernementale, régionale, structure privée, ONG) pour constater de quelle manière ils s’impliquent dans la gestion de la jacinthe d’eau.
  • Nous aborderons enfin tous les aspects techniques liés à l’installation visitée. L’objectif est d’accumuler suffisamment d’informations sur l’installation pour aider à sa diffusion à d’autres endroits où la jacinthe d’eau pose problèmes. Il nous faudra donc bien cerner tous les aspects liés à son fonctionnement. Nous nous intéresserons également à tout ce qui concerne la chronologie de la mise en place de l’installation ainsi que les difficultés rencontrées.
  • Ces études permettront alors d’établir un état des lieux des moyens de lutte mis en place pour lutter contre la jacinthe d’eau. Cela prendra la forme d’une base de données.

Itinéraire du projet

Nos partenaires

Nous sommes en partenariat avec le Républicain lorrain, par l’intermédiaire de l’association des amis de Gérard Fénéon. Cette association nous a attribué la bourse Gérard Fénéon, d’un montant de 6500€. Nous allons donc les informer régulièrement durant notre voyage et écrire des articles pour ce journal.

Nous sommes également en association avec la main à la pâte, comme tous les projets de 3D’Tour, qui se charge de nous mettre en relation avec des classes de primaire de l’agglomération nancéenne. Nous sommes également en partenariat avec l’école Maurice Berteaux de Carrières sur seine (78).

L’ENSAIA et l’association 3D’Tour sont également nos partenaires logistiques.

Nous sommes également en cours de recherche de partenariat dans les pays que nous allons visiter.

Budget prévisionnel: 15 304€